Peter Jackson ou le seigneur fou du fantastique

 

 

Comment parler du Seigneur des Anneaux et du Hobbit sans parler de l’homme caché derrière la caméra ? Cet homme aux cheveux long et à la barbe noir qui ferait presque penser à un pirate. Peter Jackson, le seul, l’unique… Le fou, passionné de Tolkien, qui a offert à nos yeux ébahis de spectateurs des films comme on en avait rarement vu. Fantômes contre fantômes, Le Seigneur des Anneaux,

 

 

 

 

 

King Kong, Le Hobbit… Autant de titres que de succès pour un des réalisateurs les plus en vogue du moment. Mais reprenons du début si vous le voulez bien.

Débuts sanglants

 

Petit Peter avait neuf ans quand il regarda pour la première fois le King King de Merian C Cooper. Dès ce moment nous étions condamnés, nous, pauvres spectateurs, à retourner dans les salles pour admiré un autre chimpanzé se balancer en haut de l’Empire State Building. Car un inconditionnel du cinéma était né ce jour là, devant ce film mythique. Un réalisateur en herbe qui s’amusait à filmer, dans son jardin, un remake de king kong avec des jouets et une réplique du fameux building. Fou ? Non, juste passionné le Peter.

 

Quand Peter devient grand, il tourne quelques courts métrages, participe à quelques projets et met de l’argent de côté afin de tourner son premier long métrage Bad Taste en 1987. Et là, surprise. Point de fantastique à l’horizon, rien que de l’horreur. De l’horreur burlesque, qui fait bien rire et qui ne fais pas peur une seule seconde, mais de l’horreur quand même avec des extra terrestres anthropophage, du sang, de la chair et une bonne dose de gore.

A partir de ce moment là, on pouvait déjà reconnaître le style de monsieur Peter. Sa petite marque de fabrique. Cet amas d’ hémoglobine qui apparaît un peu partout dans ses films pour peu que le scénario lui donne l’occasion de placer ce genre de scènes un peu gore.

Mais je m’égare, revenons à Monsieur Peter, maintenant grand, et fort de son premier film. Continuant sur sa lancée, Peter s’offre en 1989 une parodie du Muppet Show. Une bonne parodie, bien trash où les adorables marionnettes se transforme en créatures adorant la drogue, la corruption et le meurtre. Mais non, il n’est pas fou Peter, juste… Dans son monde.

Et en parlant de monde, le voici qui continue dans son registre gore avec Braindead en 1992, avec des zombies, du sang et tout ce qui va avec.

Et puis c’est le choc. Créatures Célestes en 1995, un drame poétique basé sur un fait réel, un matricide commis par deux jeunes filles. Deux ans avant Titanic, on y retrouve Kate Winslet qui commence déjà à voguer sur le succès tel un majestueux paquebot.

Voyage en Terre du Milieu

Un ans plus tard, Monsieur Jackson nous offre son fantômes contre fantômes, une histoire de fantômes, vous l’aurez compris. Officiellement le premier échec commercial de Peter. Mais, un échec au goût de tabac à pipe, d’hydromel et de gobelin. Car c’est sur le tournage de ce film qu’Universal, grande maison de production si il en ai, propose à Peter d’adapter une des œuvres de J.R.R Tolkien, Le Seigneur des Anneaux.

Cette adaptation, Peter et sa femme Fran y consacrerons sept ans de leur vie. Le résultat, nous le connaissons tous, que l’on soit geek, cinéphile, néophyte ou spectateur du dimanche. Trois films tourné en une seule fois dans les confins de la Nouvelle Zélande. La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et le Retour du Roi. Trois films, 17 oscars, et plus de trois milliard de dollars de recette. Un succès planétaire, encensé par la critique, adoré par les fans. Et une opportunité pour la fantasy de reprendre ses titres de noblesse dans le monde du 7e art.

Monsieur Peter Jackson, poids lourd du cinéma, fort de ses succès, peut maintenant se lancer dans son projet d’enfance. Son projet à lui. King Kong. Un film qu’il vaut mieux ne pas rater sous peine de finir sa carrière de réalisateur sous les hues de la foule. Parce que King Kong, c’est LE film auquel les cinéphile tiennent le plus. Pourquoi ? Parce que trop mythique, trop révolutionnaire pour son époque, trop magnifique, trop beau pour être maltraité.

Mais Peter est un bon fan, un fan respectueux de ce chef d’œuvre, un fan qui a permis à une nouvelle génération d’adorateur du cinéma d’aimer ce grand singe qui aimait un peu trop les blondes. Son King Kong est fantastique, poétique, grand, ou comme le dirait Ann Darrow : « Merveilleux ».

Son projet à vu le jour, petit Peter est devenu grand, très grand, il peut maintenant, l’âme en paix se consacrer à d’autre projet. En 2012, les fans de Tolkien se réjouissent et se hâtent de rejoindre les salles de cinéma les plus proches. Le grand fan à enfin achever son Hobbit. Découpée en une trilogie, mais pour une fois vous ne m’entendrez pas me plaindre. Je n’aime pas les suites, cette manie de découper les films, mais pour monsieur Jackson, le grand Jackson, je vais faire une exception. Parce que petit Peter est devenu Peter Jackson et que c’est une raison suffisante pour attendre patiemment la sortie de ses chefs d’œuvres.

A propos Fabien RILLET 28 Articles
Bon, il aurait eu un vrai domaine d’expertise, ce n’est sans doute pas lui qui aurait été choisit pour être rédac’ chef. Mais comme son plus grand talent c’est sans doute d’être capable de parler même quand il n’y a rien à dire, et aussi parce qu’il a supplié tout le monde inlassablement, il se retrouve là.