Science Fiction

La Science fiction. Voilà bien une thématique Geek au premier sens du nom, celui qui définissait les Geek non pas comme le dernier chic de la culture pop, mais comme des fans de sciences introvertis, émerveillés tant par les mystères de l’univers que par les récits épiques.

Que dire de la structure lacunaire de la matière ? Ne serions nous composé que de vide entre le noyau et les électrons ? La beauté des quatre forces fondamentales que ce soit les forces nucléaires faible et forte, la force électromagnétique et la force gravitationnelle, la plus forte régissant l’infiniment petit, la plus faible l’infiniment grand ? Les théories de la relativité, le phénomène de dilatation du temps, les trous noirs, la dilatation infinie de l’univers… Comment ne pas être ébloui par ces phénomènes à la limite de la compréhension humaine ?

Alors bien sûr, de ces bases scientifiques, le romancier ou le scénariste bâtit une histoire en s’éloignant parfois de la justesse des théories dont il s’inspire pourtant. Voyager plus vite que la lumière ? Facile ! Remonter le temps ? Aucun problème ! Une galaxie pleine d’extraterrestre ? Pourquoi pas !

La recette d’un bon récit de SF

La recette pour construire un bon récit de science fiction n’est pas si difficile à trouver :

  • Premier point : mélanger ensemble deux ou trois théories scientifiques assez difficile à comprendre. Voilà de quoi créer un peu d’extraordinaire et de mystère tout à la fois en plongeant le spectateur dans une contemplation scientifique.

 

  • Deuxième point : rajouter un peu de technologie, là encore basée sur des découvertes tangibles quitte à les extrapoler fortement. Fusion nucléaire, anti-matière, voilà deux bons éléments pouvant expliquer l’inexplicable tout en ayant un ancrage relativement réaliste.

 

  • Troisième point : Comme pour tout récit épique, un ou plusieurs héros dont le destin va bouleverser l’ordre établi à l’échelle de l’univers. Un destin, c’est super important. Vachement pratique pour créer un récit épique de coller un destin à ses personnages.

 

  • Quatrième point : un peu de philo. Liberté, destiné, pardon, création ou fin des temps. La science fiction doit emmener le spectateur dans une réflexion qui va perdurer  après le récit. En plus du « et si c’était possible » et du « nan mais en fait c’est bizarre comme truc, j’ai l’impression de comprendre mais pas vraiment tout », les grands récits de science fiction ouvrent en plus une réflexion sur des notions intemporelles permises justement par le caractère extraordinaire de l’environnement et des événements. Un changement de référentiel en somme qui offre une nouvelle perspective. De la relativité en philo quoi !

 

De la relativité en philo… Coucou Einstein !         

 

  Ça vous paraît confus tout ça ? Un peu trop de charabia ? Presque du technobabillage ? Bah ouais ! C’est exactement ça ! Mais n’empêche, c’est plutôt efficace.

La science fiction créé par des geeks, pour des geeks à une particularité, devrais-je dire une singularité, vraiment hors du commun. Elle est également une grande source d’inspiration.

Jules Vernes et ses voyages sur la lune ou sous la mer n’ont-ils pas inspirés la Nasa ou certains grands explorateurs ? Les lois d’Asimov sur les robots ne définissent-elles pas la conduite de certaines sociétés en robotique avancé comme Aldebaran Robotics avec leur célébre Nao ? Des nano-robots introduit dans le corps humains ? En cours de recherche. L’immortalité par l’intelligence artificielle ? Google en rêve ! Des drones pour livrer des colis, Amazon y est presque ! Des véhicules autonomes ? Google encore. A chaque fois il est assez facile de trouver les sources d’inspiration des inventions actuels dans des récits de science fiction. L’un des exemples les plus connus concerne le design des appareils pour faire les échographies qui serait directement inspiré  de Star Trek et du « tricordeur »  du docteur Mc Coy.

Entre réalité et science fiction les frontières s’amenuisent. Demain peut être nous trouverons nous au-delà du réel !

A propos Fabien RILLET 28 Articles
Bon, il aurait eu un vrai domaine d’expertise, ce n’est sans doute pas lui qui aurait été choisit pour être rédac’ chef. Mais comme son plus grand talent c’est sans doute d’être capable de parler même quand il n’y a rien à dire, et aussi parce qu’il a supplié tout le monde inlassablement, il se retrouve là.