Logan

En tant que super héros, vous combattez le crime avec force et courage. Vous protégez la veuve et l’orphelin et ne reculez pas devant une bataille. Mais quand l’ennemi est votre propre corps, votre esprit ? Quand la jeunesse s’en va pour laisser place à la fatigue ? Comment combattre ?

Mais qui est Logan?

James Howlett est né en 1882. Ou bien en 1885. Lui même n’en a aucun souvenir. Plus connu sous le nom de Wolverine ou encore Logan, il possède la faculté de se régénérer à une vitesse fulgurante. Maladie, fatigue, blessures, rien ne semble l’atteindre à part le poids du temps. Sujet aux pertes de mémoire, il ne sait jamais complètement qui il est et d’où il vient. Il poursuit juste sa route, partageant des moments de paix ou de guerre avec les X-Men.

Wolverine est un personnage singulier. Taciturne, violent, mais loyal et protecteur. Il s’impose comme un super héros d’exception. Les méchants ne font pas le poids face à cet homme au comportement animal et à l’agressivité dévastatrice. Son squelette, complètement recouvert d’Adamantium, le métal le plus solide au monde, le protège des foudres de ceux qui menacent le monde quotidiennement.

Super héros à bout de souffle

Mais aujourd’hui, le monde a bien changé. Après une vie longue et bien remplie, Logan n’est plus que l’ombre de lui même. De nouveau maître de ses souvenirs, il ne peut faire face à son dernier ennemi. Le temps. Son corps usé ne sait plus comment guérir. L’adamantium l’empoisonne jours après jours. La vieillesse se rappelle à lui et lui fait comprendre que personne ne lui échappe.

Il rêve donc de s’en aller, de partir loin et d’oublier un peu son passé. De toute façon, plus rien ne le retient. Les mutants sont en voie d’extinction et même Charles Xavier, nonagénaire, commence à perdre le contrôle de son esprit.

Mais la retraite n’est pas encore pour tout de suite. Alors même  que plus aucun nouveau mutant n’est venu au monde depuis 25 ans, Logan fais la rencontre involontaire d’une petite fille aux pouvoirs particuliers. Des griffes en adamantium aux mains et aux pieds et un pouvoir de guérison défiant toute concurrence. Pas de doute, nous avons devant nous la digne héritière de Wolverine.

C’est un super héros en fin de vie qui apparaît sur l’écran, bien loin de tout ce que nous avions l’habitude de voir dans les précédents opus des X-Men. Logan est un film à part, violent, sombre et pourtant d’une beauté incontestable.

Vieillesse et pouvoirs envolés

Si les précédents X-Men et Wolverine faisaient la part belle à l’action, le film Logan met en avant le caractère profond des personnages. Charles Xavier n’est plus que l’ombre du grand homme qu’il fût. Un peu sénile, il perd le contrôle de son pouvoir et menace de tuer tout ce qui l’entoure. Caliban, un mutant allergique au soleil semble lui aussi en fin de vie, officiant depuis de nombreuses années comme capteur à mutants. Aujourd’hui, il n’est plus que garde malade. Logan, quand à lui, est devenu chauffeur de limousine, espérant ainsi économiser suffisamment pour s’offrir une retraite paisible avec Charles sur un bateau voguant sur l’océan.

Mais les méchants ne sont jamais bien loin et s’ils ne vivent pas éternellement, ils sont rapidement remplacés par de jeunes guerriers prêts à tout pour refaire le monde à leur manière. Un dernier affrontement à lieu et l’enjeu est de taille. Sauver une fillette et la mettre en sécurité. Logan ne pense qu’à protéger Charles mais il faut se rendre à l’évidence. Le héros qu’il fût existe toujours et il ne peut laisser une enfant combattre seule bien longtemps.

Je n’attendais pas grand chose de ce Logan, les précédents Wolverine m’ayant, il faut le reconnaître, laissé de marbre. Quelle surprise, quelle joie. Fini les grandes scènes spectaculaires. Place à l’émotion, à la violence et à l’intelligence. Le scénario est impeccable, les acteurs au sommet de leur art et la réalisation sans défauts. Une petite longueur par ci par là mais rien de vraiment désagréable. C’est un beau film. Un bon film. Un film à voir, vraiment.

Un film pour les geeks, les vrais. Respectueux du personnage original, sans fioritures et sans tout ce qui fait d’un blockbuster un blockbuster. Un grand film tout simplement.

 

“La vieillesse. C’est la seule maladie dont on ne peut espérer guérir” Orson Welles

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